admi web decembre2015

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  • MOI AUSSIJE SUIS RFUGI(E)

    Nonau badge

    didentificationdes demandeurs

    dasileen Belgique

    MOI AUSSIJE SUIS RFUGI(E)

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    DOSSIER P. 4

    DCEMBRE 2015

    DITO Face la terreur :plus que jamais la solidaritP. 3

    MOT QUI PUELe storytellingP. 7

    PB- PP B-00802BELGIE(N) - BELGIQUE

    AdmiPriorit de droite absolueP. 9

    Admi ALR PARA BRU

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  • 2 TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015

    ACTUALITS

    DANS NOS RGIONALESCharleroiPrsentation et dgustation de vin

    La Commission rgionale intersectorielle des Pensionn(e)s de Charleroi (CRIP), a le plaisir de vous inviter le 15 dcembre 2015 10h30 la CGSP, 42 rue de Montigny, 6000 Charleroi une prsentation et une dgustation de vin avec un morceau de boudin.Participation : 5 eurosRservation obligatoire au plus tard le 10 dcembre auprs de Jessica au 071/797 111 et versement de la somme sur le compte de la CGSP - CRIP BE39 0882 6941 9919 BIC GKCCBEBB avec la mention vin .Bienvenue toutes et tous, pensionns, prpensionns et actifs.Renseignement : Alphonse Vanden Broeck 0495/34 09 28.

    NamurCongrs statutairesAppel aux candidatures

    Conformment aux dispositions statutaires de la CGSP, le Comit ex-cutif rgional intersectoriel (CERI) informe lensemble des affi lis quil a dcid de convoquer le prochain Congrs statutaire de la rgionale intersectorielle de Namur le 13 avril 2016 ds 9h30, salle des Congrs de la Maison syndicale Andr Genot - rue de lArme Grouchy, 41 5000 Namur. cet eff et, il porte votre connaissance que les mandats au Bureau excutif rgional intersectoriel (BERI) sont :Jean-Pol Donnay - Prsident rgionale (Admi),David Quevy - Vice-prsident rgional (Poste),Johan Lambert - Vice-prsident rgional (TBM),Joseph onon - Secrtaire rgional intersectoriel (Enseignement),Daniel Jaumotte - Vrifi cateur aux comptes (Admi), sortant et rligible,Francis Courtois - Vrifi cateur aux comptes (AMiO), sortant et rligible,Stephan oumsin - Vrifi cateur aux comptes (Tlcom), sortant et rligible.Les candidatures sont transmettre au Secrtariat rgional rue de lArme Grouchy 41 via les responsables sectoriels rgionaux pour le 30 dcembre 2015 date de clture.

    WelkenraedtOff re demploi

    La rgionale CGSP Welkenraedt (Est de la Belgique et Communaut germanophone) cherche pour le 1er janvier 2016un ou uneSecrtaire administratif(ve) bilingue franais allemand 26h/semaine.Bonne matrise Windows Offi ce.Connaissances en comptabilit.Sachant travailler de manire autonome et faire preuve dinitiative.CGSP-WelkenraedtCamarade ve-Marie NiessenRue de la Gare 14 - 4840 [email protected]/88 00 55

    NOUS NE SOMMES PAS DES ASSASSINS !

    Alors que le discours dominant actuel voudrait faire passer les organisations syndicales, et tout particulirement la FGTB, pour dodieux cri-minels, la CGSP wallonne affi rme son entire solidarit avec les travailleurs ligeois injuste-ment stigmatiss.

    Si des noms de grvistes sont remis la Justice, que celle-ci nomette pas dy joindre chacun des ntres !

    Distinguer les eff ets tragiques des causes sup-poses est une prrogative de ltat de droit. Les assimiler demble relve dun coup de force qui tmoigne dune violence symbolique bien plus agressive que celle mise sur le dos des grvistes.

    Depuis plus dun an, des centaines de milliers de manifestants ont exprim leur opposition aux mesures dltres du gouvernement.Depuis plus dun an, des milliers de grvistes se battent pour dfendre les intrts de tous les travailleurs.La seule rponse qui leur a t octroye na t quun geste de mpris ou une feinte ignorance.

    Cela ne peut plus durer !

    Criminaliser les mouvements sociaux, dclarer illgales toutes formes de rsistance enfonce davantage ce gouvernement dans lengrenage de la rpression et nempchera quun temps, quil sait dj lui tre compt, que les travail-leurs ne relvent le front.

    La CGSP wallonne est et sera de tous ces combats !

    Cest forte de cette dtermination que la CGSP wallonne dnonce les a priori sur les-quels se base le gouvernement pour renforcer sa chasse aux travailleurs temps partiel dont une majorit de femmes en diminuant de moiti lallocation de garantie de revenus aprs deux ans.

    Alors que toute la politique liberticide de ce gouvernement des droites sattaque essentiel-lement aux services publics, leurs travailleurs et usagers, la CGSP wallonne assure quil nous trouvera toujours sur sa route pour contrer ses vellits idologiques de privatisation des Entreprises publiques autonomes.

    Communiqu de presse du 27 octobre 2015

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  • 3TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015

    DITO

    Face la terreur : plus que jamais la solidarit

    lheure o nous crivons ces lignes, la France et la Belgique restent sidres par ces odieux attentats perptrs ce vendredi 13 novembre Paris. Cest le moment dexprimer sa compassion envers tous ceux et toutes celles qui sont touchs eux-mmes ou au travers de proches. Quelles soient physiques ou psy-chologiques, les blessures sont lourdes, sans parler du nombre inimaginable de morts.Nos penses les accompagnent.

    lheure o vous lirez ces lignes, le temps de la compassion demeure mais aussi celui de la rfl exion et de lanalyse. Ces vnements sont tout sauf imprvisibles ! Ils ne sont quune rponse de violence gratuite des bombardements dtats, leurs eff ets collatraux trop souvent aseptiss par nos mdias. Que ce soit sous les coups de la coalition internationale occidentale ou des Russes, ou encore que ce soit sous celles du dictateur Bachar, les populations syriennes et irakiennes vivent des heures terribles, eff rayantes, tragiques. La priorit doit tre politique et non militaire car, sans solution politique, les paix sont, pour le mieux, prcaires voire artifi ciellement maintenues, comme cest le cas dans les territoires occups par Isral.

    Les terroristes veulent dstabiliser notre modle fait de diversit et notamment de cohabitation religieuse. Le respect des croyances de chacun dans le cadre de la lacit est la norme. Montrons-nous la hauteur du dfi qui nous est lanc. Plus que jamais, nous devons faire preuve de solidarit envers ceux qui ont d fuir leur pays : nous pouvons et devons les accueillir dignement. Notre rponse ne doit pas tre le rejet par la peur, cest ce que veulent nos adversaires.

    Mais les rponses militaires et policires, aussi effi caces soient-elles, ne suffi ront pas !Si des jeunes hommes et femmes se laissent sduire par des discours dangereux, cest aussi parce que les politiques conomiques et sociales laissent sans espoir des millions de personnes et particulirement des jeunes, des femmes et des populations dorigine trangre. Les politiques de nos gouvernements et de lEurope du tout aux rentiers, sous le cache-sexe daustrit, ont du sang sur les mains !

    Se battre pour lgalit et plus de solidarit entre les gnrations, entre hommes et femmes, entre travail-leuses et travailleurs et rentiers ou rentires, entre populations depuis longtemps installes et celles qui arrivent, cest une ncessit et un choix.

    Ne soyons pas dupes cependant, les appels lunit nationale ne sont quun cache-misre ! Quelques jours avant cette actualit tragique, les responsables du gouvernement fdralo-fl amand nen avaient que pour restreindre les droits des travailleurs et de leurs organisations syndicales.Le MR tait pour le droit au travail les jours de grve, mais uniquement ceux-l puisquils narrtent pas de licencier ou de ne pas remplacer les dparts.La N-VA voulait donner la personnalit juridique aux syndicats et tous voulaient le service minimum gnralis. Bref, ils veulent nous empcher de dire que nous ne sommes pas daccord avec leur politique daustrit (quils ne mettent entre parenthses que lorsquil sagit daller faire la guerre hors de nos frontires).

    Contre le terrorisme, nous nous battrons ! Mais aussi contre ceux qui gnrent les dsespoirs.

    Non au racisme, la discrimination et aux ingalits !

    Oui la solidarit, lgalit et la tolrance !

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  • TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015TRIBUNE CGSP DCEMBRE 20154

    FEDASIL

    Fedasil est lAgence fdrale pour laccueil des demandeurs dasile. Ce parastatal organise, directement ou avec ses partenaires, un accueil et un accompagnement aux candidats lasile qui arrivent dans notre pays et qui, aux termes de la Convention de Genve, doivent y trouver refuge. Hlas, suite aux politiques menes par Maggie De Block (Open VLD) et eo Francken (N-VA), la capa-cit daccueil du rseau belge est passe de 24 000 16 000 places en 3 ans ! Pourtant, les conflits majeurs au Proche Orient ne datent pas de 2015, la guerre en Syrie fait rage depuis 4 ans ! On peut, ds lors, se demander quel tait lobjectif de ces fermetures alors mme que laux de demandeurs dasile tait prvisible et connu du gouvernement.

    Lors de la fermeture du centre Fedasil de Stoumont, de celle, brutale, de Feda-sil Virton dcide par le Conseil des ministres la veille de Nol 2014 avec 40 licenciements immdiats la clef ou plus rcemment lors de la fermeture du centre Fedasil de Woluw-Saint-Pierre en juin 2015, seuls des impratifs bud-gtaires ont t mis en avant. Comble dironie, un mois peine aprs la ferme-ture du centre bruxellois, le Secrtaire dtat annonait sa rouverture dans lurgence et le rengagement de nou-veaux travailleurs alors mme que du personnel expriment avait t licenci quelques mois plus ttFace la crise de laccueil de cet t - et la magnifique mobilisation citoyenne du Parc Maximilien - il y a tout lieu de sinquiter de la gestion chaotique et trs court terme de laccueil des demandeurs dasile par le Secrtaire dtat eo Francken. Celui-ci sest refus lappellation de crise alors que larme et la protection civile ins-tallaient, en urgence, des tentes dans les centres Fedasil pour y hberger 900 demandeurs dasile supplmentaires. Toutes les places tampon ont t remplies en moins de deux semaines.

    Face cette course aux places, le gou-vernement doit en trouver 250 par jour. Cest ainsi quun peu partout en Bel-gique, Fedasil et ses partenaires histo-riques ouvrent des structures daccueil en urgence. Dans ces nouveaux mga-centres, le personnel, employ en contrat prcaire, na pas le temps de recevoir les formations ncessaires avant dtre confront aux difficults daccueillir des personnes fragilises, meurtries, blesses, traumatises tant par la guerre quelles fuient que par leur prilleuse migration. O trouver une cohrence dans cette gestion si ce nest dans la volont de dtruire les structures existantes et fina-lement privatiser le secteur au profit du secteur marchand ?

    Dans lurgence, la capacit daccueil est passe de 16 000 places en juin 2015 36 000 places en dcembre 2015. Toutes les analyses le dmontrent, cela sera insuffisant. Mme le Secrtaire dtat se dit tre au bout du rouleau. Il demande un effort aux communes pour lui proposer des sites.Pourtant, les Communes de Virton et de Stoumont ont crit au Secrtaire dtat pour lui faire savoir que des places daccueil taient envisageables sur ces deux sites. Mais il fait la sourde oreille et continue sa gestion court terme.

    Privatiser laccueilLe Secrtaire dtat a lanc un appel doffre au secteur priv marchand en vue de crer 10 000 places supplmen-taires (dont 1 200 sont dj attribues la socit Senior Assist qui a rpondu au cahier des charges et a ouvert des places dans danciennes maisons de repos dont la socit tait propritaire). G4S, socit de gardiennage, a ouvert des centres galement. On peut lgiti-mement se demander si les travailleurs de ces socits prives sont forms pour accueillir des demandeurs dasile qui ont souvent travers des situations trs dif-ficiles, vcu des souffrances terribles et qui ncessitent des soins et de lcoute.

    Outre les risques de drives et de maltrai-tance, comme en Allemagne dernire-ment, cela affaiblit le secteur public qui continue, malgr tout, offrir un service de qualit en dpit du manque flagrant de considration par lAutorit. Il est dj difficile daccepter la privatisation dun service public caractre social, mais loctroi dun tel march G4S est tout simplement inacceptable ! Mais vu la manire dont eo Francken crimi-nalise sans arrt les rfugis, on retrouve une certaine logique

    Alors que le Parc Maximilien voit de nouveaux rfugis devoir sy installer (lOffice des trangers ne reoit que 250 demandeurs dasile par jour, chiffre dj drisoirement insuffisant alors que tant de gens attendent encore aux frontires de lEurope), les centres atteignent dj leur capacit maximale. En clair, Fedasil ne sera plus capable de dsigner un lieu daccueil pour les nouveaux demandeurs dasile. lentre de lhiver, pourquoi le Secrtaire dtat laisse-t-il des centres daccueil opra-tionnels ferms alors que le rseau est satur ?

    Un climat entretenu de peurCes derniers jours, la presse a largement fait cho aux incidents survenus au centre daccueil ouvert de Florennes ou encore ces scnes dhystrie collective dans un village sapprtant recevoir 210 demandeurs dasile (logs dans une ancienne maison de repos transforme en centre daccueil priv suite un des appels doffre du fdral). Cest sr, il faut inlassablement expliquer et en appeler la raison plutt que de jouer sur les peurs et dentretenir un climat de suspicion qui dresse les uns contre les autres, comme le fait ce gouvernement des droites !

    En effet, les provocations de ce gouver-nement sont nombreuses et ne laissent pas de rappeler un pass que nous avions jur ne plus jamais vouloir se repro-duire

    Le droit dasile est-il alin ?

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  • 5TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015

    Que penser dautre dun gouvernement qui ne cre pas les conditions minimales dun accueil digne, qui laisse les rfugis dormir sous tente, qui loue des espaces sur les rseaux sociaux pour diffuser une lettre aux ventuels demandeurs dasile irakiens afin de les dissuader dessayer dobtenir une protection chez nous ? Que penser dun gouvernement qui promet de largent ceux qui quitte-raient le plus vite possible les centres daccueil ? Que penser dun gouverne-ment qui laisse un bourgmestre et sa police harceler les rfugis ? Que penser dun gouvernement qui demande des personnes fuyant la guerre que nous y faisons de sengager par crit respec-ter nos valeurs occidentales et ltat de droit ? Comble de lignominie, que penser dun gouvernement qui suggre avec insistance et sous de fallacieux prtextes scuritaires, aux rfugis darborer un immonde badge les stigmatisant au regard de tous ?Poser la question, cest y rpondre !

    Ces provocations sont galement un manque de respect pour les travailleurs qui uvrent avec courage et dans des conditions daccueil toujours niveles vers le bas. lvidence, ces dclarations crent des frustrations et des inquitudes dans le chef des rsidents. On peut donc clairement imputer MM. Jambon et

    Francken, la responsabi-lit des incidents dans les centres daccueil.

    Face au mpris des res-ponsables politiques et surtout face la privati-sation en cours, cest tout le secteur de laccueil des demandeurs dasile qui sindigne.

    Ainsi que laffirment ensemble le Cir, le CNCD, la LDH et Amnesty International1 dans une carte blanche parue le 7 octobre dernier, col-porter des ides fausses peut ventuellement rapporter des voix aux lections, mais en aucun cas apporter les rponses adquates la crise des rfugis, qui sexplique par la multiplication des conflits aux frontires de lEurope et la dsunion europenne que cette situation suscite. Le repli sur soi est non seulement inefficace, mais gale-ment mortifre pour la construction euro-penne. lEurope forteresse souhaite par certains, il faut opposer lEurope des droits humains et de la solidarit internationale. Cela passe, dune part, par une vritable politique migratoire europenne dans le respect des conventions internationales, et dautre part, par la mobilisation de moyens suffisants pour garantir la paix et le dveloppement en-dehors de lEurope .

    1. Stop aux ides fausses sur les rfugis, Communiqu du Cir (Coordination et initiatives pour rfugis et trangers), du CNCD (Centre national de Coopration au Dveloppement), de la LDH (Ligue des Droits de lHomme) et dAmnesty International, paru dans LEcho du 7 octobre 2015.

    quoi a droit un demandeur dasile ?Les demandeurs dasile ont droit une aide matrielle pendant lexamen de leur demande dasile. Cette aide consiste en des besoins de base : un endroit o dormir, des repas, des vtements et un accs aux sanitaires mais galement un accom-pagnement social et juridique ainsi quune assistance mdicale. Fedasil organise cette aide matrielle dans les centres collectifs (de Fedasil ou de la Croix Rouge) ou dans des logements individuels grs par des CPAS ou des ONG. Le cot de cet accueil nest en rien excessif pour le budget des tats europens. En Belgique, la dotation alloue Fedasil a t denviron 300 millions en 2014, soit seule-ment 0,15 % de la totalit des dpenses administratives du gouvernement belge.Les demandeurs dasile ne reoivent pas de soutien financier. Ils reoivent par contre 7,40 dargent de poche par semaine (par adulte).Les demandeurs dasile ne peuvent pas travailler, sauf si aprs 6 mois de procdure ils nont pas encore reu de dcision quant leur demande dasile.

    Source : Fedasil

    Qui sont les demandeurs dasile ??Depuis mai 2015, la Belgique connat une hausse importante des demandes dasile, au mme titre que dautres pays europens. Sur 60 millions de rfugis en 2015, lEurope nen accueille que 8 %. Actuellement, en Belgique, 26 000 demandeurs dasile sont accueillis dans les centres collec-tifs et les logements individuels du rseau Fedasil. Les demandeurs dasile viennent de pays en guerre, principa-lement dIrak, de Syrie, dAfghanistan mais aussi de Somalie et dErythre. Ces cinq pays constituent plus de deux tiers du nombre total de demandes dasile introduites ces derniers mois.50 % des rsidents sont des personnes en famille, 38 % sont des hommes isols, 7 % des femmes isoles et 5 % des enfants mineurs non accompa-gns (MENA). Les MENA bnficient dun accompagnement spcifique. Un tiers des rsidents sont des mineurs dge !Les demandeurs dasile restent en moyenne 6 mois dans le rseau daccueil. Sils reoivent une rponse positive, ils obtiennent une protec-tion subsidiaire (5 ans) ou un statut de rfugi reconnu (ad vitam) et ils peuvent rester en Belgique et recher-cher leur propre logement et travail. Les demandeurs dasile qui ne sont pas reconnus comme rfugis ou qui ne bnficient pas de la protection sub-sidiaire doivent quitter le pays.

    Source : Fedasil

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  • TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015 TRIBUNE CGSP DCEMBRE 20156

    INTERNATIONAL

    cette occasion, nous avons rencontr la Camarade Juneia Martins Batista, ex-Secrtaire nationale de la CUT Brsil pour le secteur de la sant et, aujourdhui, Secrtaire nationale de la CUT pour les questions de Genre.Juneia est galement Prsidente du Comit mondial des Femmes de lIn-ternationale des services publics (ISP).

    Peux-tu nous dcrire la situation des services publics au Brsil en cette priode de crise politique et cono-mique que traverse le pays ?Les services publics au Brsil sont repar-tis sur trois principales sphres gogra-phiques : les municipalits, les provinces et le gouvernement fdral. Depuis la fi n des annes 1990, la plupart des services publics sont soumis de fortes pressions suite lintroduction dentreprises pri-ves dans le secteur public, sous forme de sous-traitance via notamment des partenariats public-priv (PPP), ou carrment sous forme de privatisation totale de certains services.Cette logique est nocive tous les niveaux, aff ectant la fois les usagers des services, les travailleurs, et le fonc-tionnement des services en tant que tel.Les secteurs les plus touchs par ces off ensives ultralibrales sont la sant, les transports, la distribution dlectri-cit, lassainissement de leau. Certains services publics ont pu rsister jusquici, tels que lducation, ou encore la poste.

    Quelles sont les consquences de ces privatisations ?Dune faon gnrale, la qualit des services publics a fortement diminu depuis les annes 1990.

    Dans le secteur de la sant, on assiste partout un manque cruel de lits dans les hpitaux, un temps dattente insupportablement long pour obtenir une consultation. La sant au Brsil existe toujours sous forme de service public unique et universel dans le pays, mais de grands pans de ce secteur ont t sous-traits au secteur priv via des PPP.Cela a des consquences galement sur les travailleurs du secteur. Une des causes de la prcarit de ceux-ci est la non application de la Convention 151 de lOIT concernant la protection du droit dorganisation et les procdures de dtermination des conditions dem-ploi dans la fonction publique , qui empche lexistence de conventions collectives claires dans ce secteur, telles que la possibilit dtablir un salaire minimum. Cette convention, datant de 1978, a t ratifi e par le gouvernement de Lula. Mais le Congrs national, qui doit mettre une loi spcifi que pour lapplication de cette convention, ne la toujours pas fait.

    En tant que Prsidente du Comit mondial des Femmes de lISP, quels seraient selon toi les principaux enjeux pour les femmes travailleuses du secteur public au Brsil ?La CUT a enfi n conquis et concrtis loccasion de ce 12e Congrs national, et aprs de nombreuses annes de lutte, la totale parit au sein de ses instances dirigeantes. Mais cela nest pas encore une ralit dans ses diff rents secteurs. Cela reste une grande bataille mener.Il subsiste une conception du travail particulirement sexiste qui empche de garantir une galit des chances

    entre hommes et femmes. Une grande barrire continue de diviser les travail-leurs et travailleuses de ce pays, dont un exemple est la diff rence salariale entre une femme et un homme, dont la moyenne est de 30 %.Par ailleurs, outre laspect mentalit qui reste extrmement machiste dans notre socit et quil faut tout prix changer, les barrires ce changement rsident notamment dans labsence ou le manque de services publics de qualit et en nombre suffi sant qui rendraient possible la rduction de ces ingalits entre hommes et femmes travailleuses (places dans les crches et les maisons de repos, transports publics, hpitaux de qualit, services sociaux, etc.).Mais outre la problmatique du genre et des services publics, nous devons ga-lement faire face des problmes trs graves tels que celui du travail esclave, qui touche encore trs fortement les secteurs du textile, du travail domes-tique (principalement des femmes) et des travailleurs ruraux, dont une grande partie est issue de limmigration dautres pays dAmrique latine.Un amendement constitutionnel condamne prsent une peine de prison les employeurs qui pratiquent lesclavage, mais le combat sera encore long pour lradiquer.

    Retrouvez lintgralit de cette inter-view sur notre site Internet : www.cgspwallonne.be

    Congrs de la CUT Brsil : principaux dfi s pour les services publics

    Du 13 au 17 octobre, se tenait le 12e Congrs national de la CUT Brsil. Avec ses 22 millions daffi lis, ce gigantesque syndicat est le 5e plus grand syndicat du monde.Le Congrs a rassembl prs de 2 400 dlgus et plus de 200 invits internationaux, dont la CGSP wallonne.

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  • 7TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015 TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015

    LE MOT QUI PUE

    Le storytellingLa fabrique de lopinion a de tout temps t un lment essentiel de la vie politique et elle est rapi-dement devenue un enjeu essentiel de la comptition politique et conomique. La propagande uvre cette fi n.

    Aprs lattentat vestimentaire, le

    blocage dautoroutes est un nouvel avatar

    dont le but avou est de limiter le droit de grve.

    Et puisque le terme propagande est un tant soit peu connot ngativement, les stratges en la matire (les spin doctors qui tissent des trames pour faire tourner les mdias et lopinion publique dans leur sens) ont tt fait de la rebaptiser communication.Et dans cette panoplie communication-nelle, le storytelling occupe une bonne place.Comme son nom lindique, il est ini-tialement une pratique anglo-saxonne emprunte au monde de lconomie et du marketing. Comme son nom lindique, il consiste raconter des histoires et rcits qui sont quotidien-nement faonns et prsents dans les mdias.

    Hold up sur limaginaire !Lex-prsident de lancien Parlement international des crivains, Christian Salmon, retrace la gnalogie de cet art de raconter des histoires, et le dcrit comme une arme de distraction massive mme non seulement de formater notre rapport la ralit, mais aussi de fabri-quer le rel. Car cest une vaste entreprise de manipulation du rel, un vritable hold-up de limagination que Christian Salmon met jour 1 : lart du rcit est devenu lins-trument du mensonge dtat et du contrle des opinions, cest un hold-up sur limaginaire. 2Prsents comme une intrigue facile comprendre, les enjeux politiques se muent en histoires beaucoup plus excitantes que les faits et qui nont pas besoin dtre vraies. Et on assiste ainsi une bataille des histoires plutt qu un dbat sur les ides.Ce nouvel ordre narratif est une per-formance complexe qui ne consiste pas seulement raconter une histoire, mais matriser lagenda des mdias, cadrer le dbat public.

    Autoroute de linformationEt comment ne pas voir dans la commu-nication orchestre autour de la grve du 19 octobre Lige une illustration parfaite de ce recours cette mthode pour ma-triser lagenda et ainsi occulter dautres lments ? Cest lhistoire dun hpital en cours de construction qui est emptr dans un procs avec une entreprise du btiment pour lobtention du march. Pas de chance pour cet tablissement, des gr-vistes dcouvrent des travailleurs indiens logs dans des conteneurs. Cela sent mauvais pour cette entreprise. La parade a alors consist monter une histoire

    crdible et de parvenir la vendre aux mdias (du pain bnit pour celles et ceux qui rvent quotidiennement de cas-ser du sucre sur le dos des syndicats). Peu importe de vrifi er la vracit des faits invoqus : le contre-

    feu a march et tous les mdias rptent en boucle les fameux deux morts causs par la FGTB de Lige (alors quun entrefi let mentionnait, par exemple, que la voie durgence navait nullement t obstrue dans le second cas).Et eff et daubaine oblige, la brche ouverte par les communicants permet aux forces de droite de surfer sur cette vague et daller un cran plus loin dans la guerre contre les syndicats. Aprs lat-tentat vestimentaire, le blocage dauto-routes est un nouvel avatar dont le but avou est de limiter le droit de grve.

    Contrefeu ?Ceci dit, il est tout aussi lgitime de se demander sil ne serait pas opportun doc-cuper le terrain dune manire analogue. Car tout rcit est un stimulateur dac-tion, un dclencheur et un directeur de conduites. Et puisque les rcits que nous consommons au quotidien fabriquent en permanence les systmes de valeur accompagnant le devenir de nos soci-ts 3, ne faudrait-il pas que nous nous remettions (nous) raconter des histoires inspirantes et arracher les moyens de les faire circuler aussi largement que pos-sible ? Cela impliquerait une restructura-tion radicale des canaux de distribution, mais cest une autre histoire.

    Ainsi, contrairement aux opinions bien tablies, il serait indispensable de se raconter des histoires. Pour se rap-proprier limaginaire. Pour prfi gurer des conduites venir. Pour djouer les questions convenues, et pour pouvoir commencer dire tout autre chose que ce qui est convenu, prvu, attendu, car la lutte des hommes pour leur manci-pation passe par la reconqute de leurs moyens dexpression et de narration 4.

    1. Anne Pitteloup, Les fi ctions dangereuses , Le Courrier (27 octobre 2007).

    2. Christian Salmon, Storytelling, la machine fabriquer des histoires et formater les esprits, La Dcouverte, Paris, 2007, p. 20.

    3. Yves Citton, Mythocratie, Storytelling et ima-ginaire de gauche, Paris, ditions Amsterdam, 2010, p.117

    4. Christian Salmon, op. cit., p. 212.

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  • TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015TRIBUNE CGSP DCEMBRE 20158

    www.cgsp-acod-bru.be

    IRB - INTERRGIONALE DE BRUXELLES

    Rfl chir la communication syndicale et nos rapports avec les mdias a fait lobjet de la formation organise fi n octobre par la CGSP-Bruxelles pour les dlgus et permanents de ses secteurs. Face eux, des intervenants issus de la sphre mdiatique, journalistes pour la plupart, qui ont partag leur expertise en radio, tlvision et nouveaux mdias. La mise en perspective et lanalyse cri-tique ont marqu les changes nourris par lapproche sociolinguistique de Mateo Alaluf. Par le biais du vocabulaire quils reproduisent, les mdias orientent le sens des mots et par consquent la manire dont les ides quils vhiculent sont perues. Dans son Diction-naire du prt--penser1, ouvrage dans lequel il dnonce de tels glissements smantiques, Mateo Alaluf invite se rapproprier le sens de formules comme dra-page salarial ; cot du travail ou fl exicurit et restaurer leur porte sociale.

    Web First La manire dont linformation se conoit a elle aussi volu. Cela a commenc par la simplifi cation de la chane dintervenants dans llaboration de linfo. Il a fallu faire plus et plus vite avec moins de monde. Par consquent, les journalistes ont eu moins de temps pour vrifi er leurs sources et approfon-dir le sujet trait. Dans le mme temps, lavnement des nouveaux mdias qui se sont dvelopps autour de lInternet et de nos terminaux mobiles a boulevers le travail journalistique et la manire de sinformer. Quand on a une info, il faut publier vite, il faut tre les pre-miers, faire le buzz ! Aujourdhui, les journaux imprims, les radios, les tls qui comptent ont leur site Web, leur compte Twitter, et cest l quest publie

    linfo en priorit pour tre ensuite relaye par les canaux traditionnels. Si on combine cette course linstanta-nit, la neutralisation du propos que simposent les journalistes, on obtient une info insipide o le travail de mise en perspective et la recherche sont dlaisss au dtriment de la qualit, au profi t de la Com. Rsultat : linfo rend le plus souvent compte des faits et de leurs consquences sans dvelopper ni analyser les causes des vnements. Cest un appauvrissement que lon peut dplorer, mais cette tendance est devenue une ralit dsormais ancre laquelle nous devons nous adapter.

    Contexte antisyndicalCe traitement de linfo nous est dfa-vorable. Lorsque les mdias interrogent systmatiquement les usagers malchan-ceux des transports en commun qui nont pas pu se rendre leur travail ou un entretien dembauche et quils les qualifi ent dotages de la grve ; quand ils suggrent une relation de cause eff et entre un barrage routier et la mort dune patiente dans un hpital, en faisant limpasse sur les motivations de laction syndicale, ils induisent une perception ngative dans lopinion publique.Dans le mme temps, le patronat tente de criminaliser les mouvements sociaux en saisissant les tribunaux pour contrer

    prventivement des actions ou pour-suivre des syndicalistes comme lors de la dernire grve des cheminots Bruxelles.Dans ce contexte, gouvernements et partis de droite en profi tent pour durcir leurs attaques contre les syndicats et tentent de leur imposer une personna-lit juridique et dattenter aux modalits du droit de grve.

    Promouvoir notre projet de socitCamarades, nous devons tenir compte de ces volutions. La multiplication des

    actions syndicales est le tmoin du malaise social qui explose partout en Europe. Notre rle reste celui dun contrepouvoir qui soppose aux politiques antisociales. Il nous appartient daffi rmer notre vision et de dvelopper notre force de pro-position positive pour porter notre projet de socit ax sur la justice sociale et la solidarit. Pour y parvenir, nous devons mieux communiquer pour convaincre. Notre stratgie de

    communication revue doit faire mer-ger un discours franc et constructif plus convaincant que la com formate de nos adversaires.

    Jean-Pierre Knaepenbergh,Secrtaire gnral de lIRB-CGSP

    Mieux communiquer pour nous faire comprendre de tous !

    Lactualit sociale rcente le dmontre lenvi : le discours syndical passe de moins en moins bien dans les mdias traditionnels, tandis que les rseaux sociaux voient se diviser les partisans et les antis. Dans un climat o les attaques antisyndicales des gouvernements et des organisations patronales nont jamais t aussi violentes, une partie des citoyens ne reoit plus notre message et ne comprend pas le sens de nos actions. Devrions-nous revoir notre faon de communiquer ?

    1. Contre la pense molle. Dictionnaire du prt penser - Alaluf Mato, Couleur Livres, 2014, 160 pages.

    actions syndicales est le tmoin du malaise social qui explose partout en Europe. Notre rle reste celui dun contrepouvoir qui soppose aux politiques antisociales. Il nous appartient daffi rmer notre vision et de dvelopper notre force de pro-position positive pour porter notre projet de socit ax sur la justice sociale et la solidarit. Pour y parvenir, nous devons mieux communiquer pour convaincre. Notre stratgie de

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    Admi ALR-PARA-BRU

    www.world-psi.org

    ISP-PSI-IOD-ISKA

    Priorit de droite absolue

    En prenant le volant de cet norme engin quest le secteur Admi, nous nous attendions devoir faire face de nombreux carrefours dangereux, quil faudrait aborder avec prudence et fermet. Mais nous n'aurions jamais cru rencontrer autant de priorits de droite absolues. un point tel quil faut se demander dans quel sens va notre socit ?

    La crise financire de 2008 fait dsormais sentir ses consquences telles que nous les avions prdites et il nous vient lesprit ce sentiment qutait celui de la population mondiale dans les annes 30 en priode davant-guerre.

    Les situations individuelles sont de plus en plus prcaires et ne trouvent aucune solution dans les politiques de droite mises en place par les gouvernements. La perte de la solidarit et lexclusion amnent toujours le repli sur soi, mais aussi les replis identitaires qui conduisent aux radicalisations.

    Comment peut-on laisser labandon des jeunes qui vivent sans lendemain possible et qui ne trouvent que dans les fanatismes leur seule porte de sortie ? Nest-ce pas un de nos plus grands checs en tant qutat de droits mais aussi en tant que service public, donc au service du public que sont ces jeunes galement ?

    Pire encore, ce gouvernement dcide de les exclure du chmage encore plus rapidement et de les diriger vers les CPAS. Est-ce l lavenir que nous voulons pour notre jeunesse ? Ne faudrait-il pas durgence rinvestir dans les services publics de proximit afin de les encadrer, les animer, les instruire et les former afin quils trouvent leur place dans la socit ?

    La Belgique et lEurope sont malades, il y a des signes avant-coureurs qui ne trompent pas : le sentiment dinscurit conomique mais aussi social. Et ce nest pas larme dans la rue qui diminuera ce sentiment de peur de lautre. De plus, la volont du ministre de la justice de remplacer des cours dassise (jury populaire) par des tribunaux de correctionnelles (jury de magistrats) nest-elle pas aussi un signe que la dmocratie perd petit petit ses droits ?

    La question essentielle que nous devons donc nous poser est comment et quand, un tat dmocratique devient un tat totalitaire ? et il est primordial de regarder dans le rtroviseur, retenir des erreurs du pass afin dviter de nouvelles hcatombes !

    Toutes nos penses sont aujourdhui auprs de nos camarades franais avec lesquels nous avons tiss des relations de fraternit et de solidarit depuis de nombreuses annes. Puissent-ils trouver la force de faire face ce douloureux vnement et de permettre la France de rester la grande dmocratie quelle a toujours t.

    Olivier Nyssen et Andr GillesSecrtaires gnraux

    DITO

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    mi

    Aprs une semaine de feu o notre organisation syndicale a t accuse de tous les maux de la Terre ou presque, il convient de rpondre toutes les accusations.Le faire plus tt naurait eu aucun cho, tant les mdias lunisson ont fustig la FGTB.Aprs le passage lheure dhiver, il est temps de remettre les pendules lheure

    Je dfends le droit de grve, mais

    linstar de ces racistes ou xno-phobes qui commencent leur phrase par : Je ne suis pas raciste, mais , il est aujourdhui de bon ton de dve-lopper la mme logique sur le thme : Je dfends le droit de grve, mais . Petite revue des arguments ensuite bombards sur le Net :

    - On ne peut pas bloquer les routes , - Il ne faut pas bloquer les voies , - Il faut un service minimum , - On nous prend en otage , - Il faut interdire les piquets, je veux

    travailler, moi ! , - et ma prfre : Et le droit au tra-

    vail, alors ? , argument le plus sou-vent dvelopp par ceux-l mme qui lgifrent de plus en plus dure-ment pour attaquer les allocataires sociaux, et en particulier les ch-meurs. Et leur droit au travail eux, o passe-t-il ?

    Ainsi donc, lespace dune journe de grve, dans la dialectique, la FGTB est passe du stade de preneur dotage celui d assassin .Hier, aprs lui avoir fait subir les pires svices, nous, syndicalistes encagouls, nous coupions la tte du malheureux travailleur non grviste, otage des rouges , non sans avoir post la vido sur le site offi ciel de notre syndicat, histoire de bien montrer ce qui attend tous les jaunes quand on les chope.Aujourdhui, nous avons franchi un

    nouveau cap dans la sclratesse, puisque nous avons profi t dune grve pour assassiner deux per-sonnes. Que fait la police ? Pourquoi nos leaders ne sont-ils pas dj der-rire les barreaux ? La justice lexige ! La justice sommaire des mdias et rseaux sociaux, cette snelrecht qui condamne les assassins en 48 heures top chrono Comme il se doit dans tout tat de droit.

    Une attaque orchestre

    Mais revenons au 19 octobre.Premier constat : lattaque du Centre Hospitalier Chrtien a t orchestre et relaye et ce, pour diverses raisons. Rappelons-nous dabord la rgle n 1 de la propagande : pour dtourner le regard dun problme, crons un contre-feu

    1. De qui et de quoi parle-t-on ? Du Centre Hospitalier Chrtien. Cest bien le CH Chrtien qui a port plainte contre X pour homicide involontaire et non le chirurgien bloqu sur la route. Le CHC est le commanditaire du chantier du Mont Lgia, le chantier vis par une opration de la FGTB, un chantier o on a dcouvert des travailleurs indiens vivant dans des contai-ners. De manire fort opportune, lattention des mdias sest porte sur les assassins de la FGTB et non plus sur ce problme de fond. Rgle n 1 de la propagande : pour dtourner le regard

    2. Le chirurgien retard ne peut tre quun homme intelligent. Puisquil est chirurgien. Intelligent, mais peu lcoute ou mal inform. Ds potron-minet, le 19 octobre, diverses ondes radios informaient les auto-mobilistes que le viaduc de Cheratte tait bloqu. Au-del de la journe du 19, le viaduc de Cheratte est en travaux depuis des mois et pour des mois encore. Et des bouchons

    sy forment tous les jours. Y a-t-il encore un automobiliste ligeois qui ne le sache pas ? Apparemment oui, il y en a au moins un Ny avait-il aucune alternative ? Si, puisque les quais de la Meuse ntaient eux pas bloqus.

    3. Si ltat des patients est trs juste titre la proccupation premire de tout le monde (mdical ou non) et ce, au-del de toute conviction ou tout intrt partisan. Sachant son chirurgien bloqu, pour-quoi le CHC na-t-il pas demand immdiatement le transfert en hlico de la patiente danoise vers la Citadelle ? Le 19, dans cet hpital public, il y avait deux neurochi-rurgiens de garde. On nose ima-giner que le CHC nait pas voulu donn un patient son concur-rent ligeois

    4. On peut par ailleurs stonner de lattitude du CHC qui a sciem-ment refus dtablir un service minimum (pourtant lgal dans le domaine des soins de sant) le jour de la grve, sous prtexte que, comme seule la FGTB faisait grve, limpact serait limit Dfaut de prvoyance ? Par contre, les dclara-tions de la porte-parole de lhpi-tal nont eu que peu dchos dans la presse francophone. Cest bien dommage, car lhpital ne dit pas quil y a un lien de cause eff et entre le blocage et la mort de la patiente, mais reconnat fort opportunment via son porte-parole dans la presse fl amande quelle veut ouvrir un dbat sur les limites du droit de grve . Vu la dferlante mdia-tique, on peut dire aujourdhui que lobjectif est atteint !

    Campagne orchestre crivions-nous. Si les attaques du patronat et ses bras politiques, le MR ct francophone, et la N-VA ct fl amand, ne surprennent pas, on peut par contre quelque peu

    RGION WALLONNE

    Je dfends le droit de grve mais

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    mistonner de lampleur de lattaque

    porte par le monde chrtien. Citons en vrac :absence de la CSC le 19/10, - dpt de plainte par le Centre Hospi-

    talier Chrtien, - sortie des Mutualits chrtiennes, - dpt de plainte du Ministre Prvot, - dclarations de la Ministre Milquet

    (26/10, La Premire), - dclarations du Prsident du CD&V,

    Chris Peeters, ancien reprsentant des patrons fl amands, appelant moderniser le droit de grve ,

    - Le tout relay par les organes de presse amis , ils se reconnatront

    Le summum de la propagande tant atteint dans un dito de La Libre Belgique (22/10) intitul fort opportu-nment Tous les syndicats ne sont pas aussi destructeurs que la FGTB . Une manire fort peu habile dappeler voter pour la CSC lors des prochaines lections sociales de mai 2016

    Va pour les plaintes !

    Puisque la mode est au dpt de plaintes, notre organisation invite tous ses affi lis et, plus largement, tous les citoyens en faire de mme. Petit tour dhorizon des possibilits et arguments :

    - Sanction de votre patron pour un retard d des bouchons ou un retard de train ? Dpt de plainte contre le Gouvernement ! Celui-ci est en eff et largement responsable

    de la situation : il dsinvestit dans les transports publics (coupes dras-tiques la SNCB, fermeture de gares, abandon du projet de RER Bruxelles, tram invisible Lige) et ne sattaque pas lautre cause des encombrements, la voiture de socit. Et ne parlons mme pas de ltat des routes (et du fait que le prix du diesel, lui, va augmenter sur dci-sion du Gouvernement) La mme logique prvaut si le mdecin qui devait soccuper de vous est en retard cause des bouchons quotidiens

    - Blessure ou dcs sur les routes ? Dpt de plainte aussi. Ltat des routes peut largement justifi er laccident. Plus largement, que dire dun Gouvernement qui, par la voix de sa Ministre, avoue ne pas trouver de solution pour faire bais-ser le nombre de dcs sur les routes en Belgique et sen remet lima-gination des citoyens ? Parenthse : on peut stonner quune Ministre nait dj plus dides aprs un an Que va-t-elle faire de son temps les trois prochaines annes ? Sa pr-sence au Gouvernement est-elle encore bien ncessaire ?

    - Maladie professionnelle ou burn-out ? Dpt de plainte ! Si vous travaillez dans le secteur public, ce Gouvernement est responsable de votre tat de sant puisquil refuse de remplacer ceux qui partent et fait des conomies tout crin dans votre organisme. Si vous travaillez dans le

    priv, il est tout aussi responsable puisquil a fait des tas de cadeaux votre patron qui empoche les bnfi ces sans compensation, notamment en termes dobliga-tion dembauches.

    - En cas de maladie qui se prolonge, dpt de plainte contre le Gouver-nement encore. En eff et, si cette maladie se trane en longueur, pour-quoi ne pas plaider votre impossibi-lit matrielle de payer vos mdica-ments suite au saut dindex et la hausse des soins de sant ? Atten-tion, mme malade, vous ne tar-derez pas revenir puisque, selon les nouvelles dispositions du Gou-vernement, au plus tard deux mois aprs le dbut de la priode dinca-pacit, vous devrez reprendre le tra-vail. Par contre, en cas de rechute, dpt de plainte invitable !

    - Malade en fi n de carrire un ge o vous auriez d profi ter de votre pension ? Plainte encore contre ce Gouvernement qui a allong votre carrire de plusieurs annes tout en diminuant votre pension !

    Nen jetons plus, la coupe est dj pleine !

    Absurde ? Alors, vous venez douvrir les yeux

    Le combat continue. Dfendons le droit de grve. Point fi nal !

    Le secteur wallon

    Un noyau de bons camarades qui se renouvelle dans la continuit la complmentarit entre lapport de sang neuf et la valorisation de lex-prience

    Depuis quelques mois, il y a eu pas mal de changements dans les quipes de per-manents : certains gotent dj ou go-teront bientt aux charmes de la retraite, dautres arrivent emplis denthousiasme

    pour prendre la relve. Cest le moment, non pas de jouer aux chaises musicales, mais bien de redfi nir les priorits et nouvelles zones de comptences.

    Et puis cest la fi n de lanne, moment du traditionnel bilan dactivits qui, pour notre secteur, est riche de ralisa-tions et de promesses.

    Enfi n, cest loccasion de redcouvrir la

    (dream) team Admi dans son ensemble et de faire connaissance avec les nou-veaux , nouveaux permanents sentend, car affi lis, dlgus, engags, ils le sont tous depuis longtemps. Pas de bleus chez les rouges ! Mais bien des camarades ayant en quelque sorte gravi, pas pas, les chelons syndicaux, particip des nombreux Comits et Commissions, et qui maintenant renforcent le secteur par leur exprience de terrain.

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    Bienvenue Anne Deprez, historienne et dmographe, charge de recherches lIWEPS depuis 2001. Affi lie depuis quelle est tudiante, elle vient dune famille de militants de gauche. Et a donc trs logiquement poursuivi son engagement en tant dlgue lIWEPS, membre des Comits OIP de la Rgionale de Namur et wallons.

    Son arrive dbut octobre comme technicienne du Secteur XVI tait un peu inopine Le jeu de dominos des successions la appele reprendre en partie et pour commencer les fonc-tions de Fabio Pasqualino au niveau des OIP wallons.

    Par son exprience sur le diffi cile pro-blme du statut des scientifi ques dans les OIP, Anne va dabord se spcialiser dans laccompagnement des dlga-tions syndicales des organismes tels que lIWEPS, lISSeP, le CRAW, mais aussi le circuit Spa Francorchamps (SA de droit public appartenant notre secteur) ou lAgence du numrique. Avant de sappliquer connatre tous les OIP, trs diversifi s, qui composent le secteur wallon, leurs dlgations et leurs relations avec les Autorits.

    Jai la chance, se rjouit Anne, de pou-voir, en dbarquant ainsi, profi ter de lexpertise de Fabio et de Laurent .Transition facile. Le Secteur XVI est solidement reprsent depuis quelques annes dj par Fabio Pasqualino (ex Forem) et Laurent Decooman (ex IFAPME). Lquipe va donc se partager le support des diff rents OIP, en fonction de la zone

    gographique o ils habitent et de leurs points forts respectifs. Ainsi chaque OIP aura son rfrent, mais les deux autres permanents seront bien sr toujours mis au courant des problmatiques, et il y aura concer-tation sur les grandes orientations, ainsi pas de risque de rupture dans le suivi des dossiers.

    Laurent Decooman est le Prsident CGSP Admi pour le Secteur XVI, il est dtach permanent. Les ngocia-tions pour le Secteur sont dans ses attributions. Et, grce au renforcement de lquipe par la venue dAnne, il veut miser sur notre prsence aussi frquente que possible aux Comits de chaque OIP, pour mieux connatre les dlgations et se faire connatre delles, quadriller le terrain en quelque sorte. Un travail de reprsentation, de concertation, de ngociation dans le plus beau sens du terme.

    Maintenant la voix des OIP se fait davantage entendre au Secteur XVI : nous sommes bien l .

    Fabio Pasqualino va, tout en gardant les dossiers les plus confl ictuels dans lesquels son exprience sera un solide atout, lgrement se mettre en retrait de la gestion quotidienne du Secteur XVI, pour se consacrer pleinement la mise en place dune Communica-tion performante et rnove.

    Depuis mai dj, le site Internet cgspadmi.be sest dvelopp et enrichi. Sa nouvelle forme met bien en vi-

    dence les actions menes par la CGSP Admi, laisse une large part aux photos et rsume, clairement et simplement, le pourquoi de nos revendications.

    Alimenter le site en faisant converger les chos des rgionales et en pro-posant chaque fois une rfl exion approprie requiert un suivi de tous les instants. Le site se doit dtre crdible, sr 100 %, sans remuer dair pour le plaisir de faire du bruit. Dans le mme ordre dides, Fabio a encore de nombreux projets, notamment rfl chir comment ins-crire le secteur Admi dans les rseaux sociaux sans cder limmdiatet et au manque danalyse ; le Secrta-riat wallon ne veut pas "balancer" linformation sans lavoir digre et pris en compte toutes ses implications. Dvelopper les moyens dinformation existants. Peut-tre alimenter la page Facebook du secteur. Mais aussi se pen-cher sur la propagande, sur la cration de tracts, sur les supports illustrs

    Enfi n Fabio remplace le camarade Bernard Hamont, frachement retrait, en tant quadjoint des deux secrtaires gnraux du secteur et, ce titre, va aussi se charger de toute une srie de tches de secrtariat (PV, rdaction darticles).

    Cela se passe au Secteur XVIAn

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    Bienvenue Michle Jassogne, ori-ginaire de Charleroi, travailleuse mdico-sociale lONE depuis 1983, la CGSP depuis toujours, qui tait jusquen 2014 Prsidente de la dl-gation de lONE ; son mandat a t repris par Sandrine Ducastelle.

    Maintenant dlgue permanente pour le Secteur XVII, aprs quelques mois dapprentissage, Michle paule plei-nement Patricia Vermoote, jusqualors la seule et unique rfrente. Nous sommes "interchangeables" car nous nous mettons rciproquement au courant de ce

    qui se passe dans chaque OIP. On se voit au moins une fois par semaine, le tlphone cest tous les jours, donc on sait parfaitement tout ce qui advient ici ou l. En ngociation, par exemple, jy vais, Patricia y va, en fonc-tion des agendas. Et si ncessaire, nous y allons deux. Cest une organisation, trs souple et surtout trs pragmatique.

    Et grce au renfort de Michle, Patricia peut continuer coordonner les forma-tions au sein du secteur et sinvestir dans de nouveaux dossiers quelle reprend (conseil dAvis de lONE, Commission dAgrment Accueil Temps libre).

    Cela se passe au Secteur XVII

    Cela se passe la Police

    Bienvenue Alain Rorive, 48 ans, poli-cier communal Huy. Dlgu depuis presque 20 ans. En 2000, il a particip aux travaux prparatoires la Rforme des polices, et ce moment-l dj, il avait t envisag quAlain devienne permanent. Mais Alain (cest tout son honneur) se sentait trop jeune, pas suf-fi samment expriment et navait pas donn suite, tout en restant impliqu et volontaire au niveau syndical rgional.

    Maintenant, aprs plus de 10 ans dex-prience en ngociations, aprs avoir apport son aide - trs apprcie - Marie-Claire Delmelle, Secrtaire rgio-nale de Huy, pour les dossiers Police bien sr mais aussi pour celui fort com-plexe des Pompiers, il se sent prt.

    Au 1er novembre 2015 il devient donc offi ciellement dlgu permanent. Jai accept car jai toujours pris plaisir dans mon rle de dlgu syndical, et un poste de dlgu, je crois, me convient mer-veille. Si javais refus en 2000, ctait par inexprience, pas par manque dintrt !

    Alain va surtout soccuper des zones de Namur, du Luxembourg, dune partie du Brabant wallon, sans oublier Huy-Waremme. Je vais faire le maxi-mum pour rayonner dans tous les CCB, Commissions techniques, circuler dans les entits et proposer de lassistance technique aux secrtaires rgionaux .

    La dlgation permanente police du sec-teur peut aussi compter sur lexprience dYves Zanatta, ancien gendarme, per-manent depuis 2006, et de Michel Tefnin, lorigine policier commu-nal Grce-Hollogne, dlgu depuis 1979 et dtach en 2001 et dsign Prsident du Comit technique wal-

    lon de la police (entre autres mandats). Michel est ce jour le seul rouge a avoir t prsident du service social de la police Mais dans quelques mois, ces deux camarades partiront la retraite et dici l, ils feront le maximum pour mettre leurs connaissances la disposi-tion de leurs successeurs.

    Les gros dossiers empoisonns, dans un futur sans doute proche, seront aussi pour Eddy Quaino qui a suc-cd en mai 2015 Nicolas Antoine. Le Gouvernement va lancer les dbats sur lavenir des agents de police ainsi que sur les tches-cl de la police intgre. On parle de 116 missions rpertories. La crainte, probable-ment fonde est que certaines mis-sions des policiers soient privatises. La CGSP est vigilante : nous les per-manents sommes vigilants et nous ne laisserons pas dtricoter un pan de plus du service public .

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  • TRIBUNE CGSP DCEMBRE 201514 TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015

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    Interface indispensable entre les permanents, les rgionales, et les secrtaires gnraux, lquipe administrative, dont les missions principales sont les contacts crits

    avec les rgionales et les dlgations, la gestion des cotisations et des paie-ments la source, les convocations et rapports de runions, limpression des congs syndicaux et des documents pour les congrs

    Christiane Masy, pilier du service et du secteur, a commenc sa carrire profes-sionnelle en 1979, la rgionale FGTB du centre. la CGSP depuis 1982, elle est dactylo au secteur paras avec Georges Solau, Fred Patrie et Raoul Guerdon. Puis secrtaire administra-tive de Dany Vassart depuis 23 ans Toujours fi dle au poste, la fusion entre ALR et parastataux lui a permis de travailler avec Liliane Lemauvais, puis Andr Gilles et Olivier Nyssen.

    Cest une chance inouie davoir une place ici le cri du coeur de Dorothe Bellantoni dmontre son enthou-siasme et sa motivation. Aprs de nombreux boulots la fi n de ses

    tudes, elle est engage quelques mois pour de lencodage informatique la CGSP. Et, il y a 7 ans, son contrat ter-min, le secteur Admi qui cherchait une bonne secrtaire la rappele Bruxelles. Elle est un peu le rfrent informatique, souvent son aide est sol-licite et a lui plat !

    Mireille Masy est la dernire arrive (2012). Mais son exprience profes-sionnelle est grande et varie : 8 ans de secrtariat au PS boulevard de lEmpe-reur, un an comme secrtaire du pr-sident du groupe PS au Parlement, de nombreuses annes au CPAS dEcaus-sines Et accessoirement, elle est avec sa sur Christiane trs implique dans le mouvement de jeunesse Les faucons rouges : animatrices, intendantes, responsables de la formation des nou-veaux animateurs, et maintenant orga-nisatrices des runions danciens

    Merci ces trois chevilles ouvrires du secteur qui se plient en quatre au quotidien pour faire tourner au mieux cette grosse machine quest le sec-teur Admi.

    Cela se passe place Fontainas

    Cela se passe au Secrtariat wallon

    Les deux secrtaires gnraux, Andr et Olivier, ont en charge la gestion quo-tidienne politique, fi nancire et admi-nistrative du secteur, en collaboration avec les 4 secrtaires (inter-)rgionaux du Centre-Sud-Est, Charleroi, Lige et lOuest.

    Sur le renouveau de lquipe, Olivier constate que la prsence des anciens a grandement facilit notre mise en place et voil que 2 ans ou 3 ans aprs, nous jouons notre tour ce rle et intgrons avec plaisir des nouveaux permanents que nous connaissons bien parce quils sont dj fort impliqus dans travail syn-dical.

    Andr et Olivier avaient de beaux objectifs en prenant leurs fonctions de secrtaires gnraux, dont le plus important tait de poursuivre en per-

    ptuant le fonctionnement dcentra-lis du Secteur en Rgionales.

    Dautres objectifs taient de pour-suivre et complter la formation sec-torielle des nouveaux dlgus (rcent exemple de llargissement de loff re de formation : une formation argu-mentation est proposes aux dl-gus) et la diff usion de linformation tous (refonte du site internet).

    Leurs mandats sont de srieux dfi s et la situation gnrale actuelle ne fait quaccentuer lobligation de ragir vite et bien face aux attaques. Comme le dit Olivier Nous ne sommes quau dbut de la tentative de mise mort de la fonction publique. La CGSP-Admi est plus dter-mine que jamais ne pas se laisser faire.

    Si Oliver Nyssen est lintervenant pri-

    Christiane Masy

    Dorothe Bellantoni

    Mireille Masy

    Mireille Masy

    Pour conclure, le bilan des quelques mois en commun de la jeune quipe en charge du Secrtariat wallon, Andr Gilles (lu en 2012) et Olivier Nyssen (lu en 2013), sous la prsidence de Martine Ugolini, Prsidente du secteur wallon et fdral (lue aussi en 2013). Un groupe aux caractres trs diff rents apportant un bel quilibre au secteur. Ainsi nos deux secrtaires gnraux sont trs complmentaires, pour employer une mtaphore connue : Andr serait leau et Olivier le feu. Quant Martine, elle apporte la srnit.

    La Prsidente, se rjouit Olivier Nyssen, est une personnalit unifi catrice et pacifi -catrice, qui maintient le lien et lquilibre entre les rgionales. la barre des runions, elle apaise les esprits et propose une analyse toujours juste et modre des arguments et des positions prises.

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  • TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015 15TRIBUNE CGSP DCEMBRE 2015

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    vilgi pour toutes les matires lies aux Pouvoirs locaux et la Police, cest Andr Gilles qui est la manuvre en ce qui concerne les OIP. La 6e Rforme de ltat et le transfert de nombreuses comptences vers les Rgions ont accru le travail au niveau des OIP : la cration du nouvel OIP sant wal-lon, par exemple, demande et deman-dera beaucoup dnergie. De mme, avec Fedasil et la ux de migrants, les dossiers importants et compliqus ne manquent pas. Comme secrtaire gnral du secteur wallon mon objec-tif est de suivre tous les transferts de com-

    ptences. Cela ne fait que commencer ! Famifed, cest pour 2017 ! Et puis je voudrais aussi redynamiser les comits et les commissions rgionales OIP, mieux les suivre, avoir davantage de contacts avec la base. Renforcer les liens .

    Certes le bilan des premiers mois est plus que satisfaisant, et le temps a pass toute vitesse ! Les secrtaires gnraux ont russi suivre le rythme et mettre en oeuvre leurs objectifs. Mais pas question de se reposer sur ses lauriers, outre les dossiers en cours, dont les pensions, le sous-fi nancement

    des services publics (licenciements dans les pouvoirs locaux, diminu-tion drastique des dpenses dans les OIP, non remplacement de person-nel, absence de nominations), la cration de lnorme OIP Sant wal-lon, les problmes rcurrents dans les hpitaux publics, la police et chez les pompiers, il est lheure de prparer les congrs statutaires qui auront lieu en 2016. Excusez-du peu !

    "Il nest pas ncessaire daller vite. Le tout est de ne pas sarrter."

    Confucius

    Olivier Nyssen Martine Ugolini Andr Gilles

    Fonction publique fdraleFormations certifi es

    Fin septembre sest tenue une runion du Conseil consultatif des formations, loccasion de faire le point sur la situa-tion des formations certifi es.

    Il ressort que 12 formations certifi es sont toujours actives, il sagit de :

    Selfmanagement Niveaux A et B CACERBV07X ;

    Ecrire avec professionnalisme Niveaux A et B CACERCO08X ;

    Communiquer plus effi cacement et grer son temps dans le cadre dune situation dinspection Niveaux A et B - CACERM089X ;

    Gestion de lagressivit et lintimi-dation et gestion du temps dans le cadre dune inspection/dun contrle Niveaux A et B CACERM090X ;

    Techniques de prsentation Niveaux A et B CACERM105X ;

    Dynamique de groupe Niveaux A et B CACERPO07X ;

    Grez vos projets - niveau de base Niveaux A et B CACERSA1AX ;

    Utilisation base dExcel et avan-ce de Word Niveaux B et C - CACERMB01X ;

    Rapporter oralement et par crit Niveaux C et D CACERM092X ;

    Travailler en quipe Niveaux C et D CACERM095X ;

    Grer les tches et linformation Niveaux C et D CACERM102X ;

    Communiquer de faon plus effi cace avec les collgues et/ou les clients Niveaux C et D CACERM104X.

    Une formation certifi e a t clture en septembre 2015 : Service en salle Niveau D CACER100DX.

    La planifi cation des preuves suit son cours comme prvu. Le dernier test devrait avoir lieu en septembre 2016.Les formations certifi es organises en grands groupes fonctionnent ce qui

    permet de respecter le planning.

    Pour les candidats qui se trouvent encore sur les listes dattente des for-mations, les personnes de contact (SPOCS) des diff rents dpartements ont t informes. On rappelle galement aux SPOCS quils doivent imprativement conseil-ler aux diff rents candidats dtre prsents leur session, il y va de leur intrt.

    Tous les tests aux formations certifi es encore ouvertes seront clturs au plus tard en septembre 2016.

    Renseignez-vous auprs de la per-sonne de contact de votre organisme avant quil ne soit trop tard !

    Andr Gilles

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    SOMMAIRETRIBUNE

    Infos Admi

    09 / dito Priorit de droite absolue

    Rgion wallonne10 / Je dfends le droit de grve mais11 / Le secteur wallon

    Fonctions publiques fdrales15 / Formation certi es

    16 / lire

    www.cgspwallonne.be

    Infos GNRALES

    2 / Actualits Dans nos rgionales3 / dito Face la terreur : plus que jamais la

    solidarit4 / Fedasil Le droit dasile est-il alin ?6 / International Congrs de la CUT Brsil :

    principaux d s pour les services publics7 / Le mot qui pue Le storytelling8 / IRB Mieux communiquer pour nous faire

    comprendre de tous

    www.cgspadmi.be

    Bureaucratie Toute rforme pour rduire lingrence de ltat aura pour eff et ultime daccrotre le nombre de rglementations et le volume total de paperasse . Aprs le succs de Dette : 5 000 ans dhistoire, David Graeber revient avec un texte passionnant et rebours des ides reues sur lemprise de la bureaucratie dans nos socits contemporaines. Comment en sommes-nous arrivs, dans une socit dite librale, passer une grande partie de notre temps remplir de plus en plus de formulaires ? Et quel point nos vies sont-elles gches par toute cette paperasserie sans fi n ? Pour rpondre ces ques-tions, lauteur sintresse lhistoire de notre rapport singulier la bureaucratie et rvle comment elle faonne nos vies tel point que nous nen avons mme plus conscience. Linanit de cette pape-rasse est-elle symptomatique de la violence tatique ? Ou ne serait-elle pas plutt un instrument du capitalisme, fi nancier notamment, qui exercerait son contrle travers elle pour asseoir son pouvoir.

    David Graeber est docteur en anthropologie, conomiste et professeur la London University.

    David Graeber, Bureaucratie, d. Les Liens qui Librent, Paris, octobre 2015, 300 p., 22 .

    LIRE

    Mensuel de la Centrale gnrale des services publics (CGSP) de la FGTB - diteur responsable : Gilbert Lieben - Place Fontainas, 9/11 - 1000 Bruxelles - tl. 02 508 58 11

    Membre de l'Union des diteurs de la Presse Priodique

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